vendredi 8 avril 2016

Marathon de Paris 2016 - Mon 2e marathon

4 ans 1/2 après mon premier marathon (Nice-Cannes 2011), me voilà, ce dimanche 3 avril 2016 sur les Champs Elysées, au départ de la 40e édition du Marathon de Paris. Il fait beau. Le soleil pointe déjà à 8h30. Il va faire chaud. La journée est annoncée la plus chaude de la semaine et des jours à venir.

J'ai gagné ce dossard fin décembre 2015, en participant à un jeu concours organisé par Isostar sur sa Page Facebook. A la fois impatiente et perplexe, je me prépare pour cet objectif qui me fait bien envie depuis ma première aventure, tout en poursuivant ma saison de cross qui m'aura finalement plus fatiguée que motivée.

A partir de mi février, j'entame donc sérieusement cette préparation en me laissant l'autorisation d'abandonner si je me rends compte que la fatigue est bien plus présente qu'imaginée. Cette année, mon objectif n'est plus de le terminer, mais de faire mieux que Nice-Cannes.

Je suis vite montée à plus de 80km/semaine.
J'enchaîne bien les sorties. J'ai l'impression de bien récupérer. La fatigue installée pendant les cross semble s'estomper. Je suis confiante.

Le semi marathon de Paris que j'aurai couru en mode "sortie longue" m'aura bien rassurée. 1h36 en franchissant la ligne d'arrivée relativement fraîche me met en confiance et m'autorise à croire qu'une jolie performance sur marathon est envisageable.

Il me reste 4 semaines de préparation pour arriver sur la ligne au meilleure de ma forme, ou presque. J'y crois. C'est ultra motivant.

La dernière séance sur piste réalisée à J-8 à Joinville me rassure elle aussi. 10x 800 à réaliser en 3'25. Je ferai entre 3'16 et 3'20. Les espoirs sont à leur top !

Dimanche 3 avril

Levée à 5h50 pour prendre mon petit déjeuner, je quitte mon chez-moi à 7h15 pour rejoindre le flot des coureurs Place de l'Etoile. La place est "verte" de monde. Le soleil est là. On sent qu'il va faire chaud et qu'il va falloir s'hydrater tout le long.

Je croise Patrice, qui a un record en moins de 3h, et qui prendra le départ dans le SAS 3h. On descend l'avenue Foch ensemble pour rejoindre les consignes.

Je me change, dépose mon sac et me rend, en courant, sur la ligne du départ, avenue des Champs Elysées. Mon départ est annoncé à 9h00.

Il y a beaucoup de monde. Plus de 50.000 coureurs sont attendus.
J'entre dans mon SAS, me dirige petit à petit vers le début du SAS. La pression est là, mais elle est agréable. Elle me fait du bien. Je la sens monter. Les larmes sont là. Je me rends compte que je vais prendre le départ d'un marathon. C'est très fort !

9h05, le départ est lancé.
Je ménage mon départ. Je ne suis pas très chaude. L'objectif est de partir en 4'50 et 4'55 et de tenter de maintenir 4'50 ensuite.

Quel plaisir de courir dans sa ville ! 
Les gens sont venus nombreux pour nous encourager. Quel bonheur de les entendre et les regarder nous soutenir avec autant de force !

Au km 5, je vois Pierrette, bénévole sur le Marathon. Elle est au ravitaillement de Bastille. Je la vois. Elle tend une bouteille. Je vais la chercher. On s'échange un mot rapide et je repars.

Au km 7, je vois ma mère et mon oncle qui me voient à peine. Je cris pour qu'ils me remarquent. Ils me voient, mais je passe trop rapidement (oui..oui...)

On entre dans le Bois de Vincennes par la Porte Dorée (km 9). 



Je passe le km 10 en 48'43.
C'est un peu en retard par rapport à mon objectif (48'30). Je sens que, contrairement à Nice-Cannes, cette allure n'est pas qu'une allure de footing. Elle me demande plus de concentration. J'essaie de la tenir, mais je n'y arriverai malheureusement pas sur tout le parcours.

J'ai couru ces 10 premiers avec Antonio, un portugais venu courir son 1er marathon à Paris. 

Km 0 à 10 : 48'43

Au km 12, je vois Evelyne. Elle m'avait dit qu'elle y sera pour m'y encourager. Elle est là. C'est top ! Ca me donne des ailes !
Antonio s'échappe au km 13. Je perds un peu de rythme. Lui a toujours les jambes en feu, il continue en 4'50/km.

Aux kms 14 et 15, Thibaud et Kaelig m'envoient leurs cris d'encouragement. On est dans le bois de Vincennes. C'est ici que je m'entraîne aussi bien sur la piste que pour mes sorties longues. Je suis presque chez moi !

Au km 18, c'est Christian qui est là pour m'encourager. C'était prévu. Je m'attends à le voir. Ca fait du bien de voir des têtes connues venues tout spécialement nous apporter leur soutien !
Ma mère et mon oncle sont à nouveau là. Cette fois, ils me voient ! Christophe les a rejoint. Ils sont postés au km 21. La moitié du parcours vient d'être avalée. 

Je passe le semi en 1h43'09. Presque dans les temps. Pour terminer en 3h25, il aurait fallu que je franchisse la ligne du semi en 1h42'19. J'ai un peu moins d'1' de retard, mais ce n'est pas grave. Je me rends compte qu'atteindre cet objectif sera difficile. Pour le moment, je me sens bien. les jambes et les fesses commencent cependant à se faire sentir. Je ne veux pas me brûler. 

Nouvel objectif : si je termine en moins de 3h30, c'est très bien !

Km 10 à 21

Je poursuis ma route. On repasse par Bastille. Nous sommes entre le 22e et le 23e.

Km 23, Emmanuelle (qui m'a tant fait rêvée avec son 3h06'59 !!) est là et m'encourage. J'aperçois aussi Elitsa avant de descendre vers les quais qui s’avéreront être la partie la plus compliquée pour moi.

Je perds du temps et ne parviens plus à courir sous les 5'/km. C'est très frustrant ! Les passages sous les tunnels me fait perdre les satellites. Je ne sais plus très bien à quelle allure je cours. J'ai fait la rencontre de Pascal, un coureur de 64 ans originaire de Marseille. On échange quelques mots. C'est sympa. Mais le chrono ne descend plus. Les jambes sont un peu lourdes. Pourtant, je me sens bien.

Prochain objectif : passer le mur des 30km et voir les dernières personnes venues m'encourager qui doivent se situer au km 31. Mon coach et Olivier.

Je passe le 30e en 2h29'08.

Je continue à creuser mon écart. J'ai perdu presque 4' sur mon objectif 3h25. J'ai vraiment subi le passage sur les quais ! Pour le moment, je peux espérer moins de 3h30. Je garde cet objectif en tête et essaie de m'y accrocher.
Km 21 à 30
Prochain km, Jean-Claude et Olivier seront là. Ce sont mes derniers "supporters".

Ils sont là. Je vois mon coach. Olivier a son sac camelback, il va faire 5-6 km avec moi pour tenter de me redonner du rythme. Jusqu'au km 35, je n'y arrive pas. Je plafonne à 5'10/km. Je n'arrive pas à me rapprocher de 5'00/km.

Au km 35 justement, j'entends des agitations. Une voix de femme qui encourage. C'est la meneuse d'allure 3h30 qui me rattrape et va petit à petit me doubler. Elle semble se balader, c'est agaçant !! Ca, c'est un petit coup. Ca veut donc dire que je ne suis plus dans les temps pour faire 3h30.... 

Mais, me faire doubler par la flamme 3h30 me relance. J'aperçois aussi Julie et Greg venus m'encourager ! C'est une grande surprise ! Je ne savais pas qu'ils seraient là ! J'apprendrai plus tard qu'ils sont venus au 20e et au 25e, mais ils m'ont raté ! Les voir me fait du bien :-)

Je fais le km 36 en 5'00/km.

Olivier est resté. J'essaie de le suivre. Ce n'est pas facile. Pour lui, c'est une allure de récup lente. Pour moi, c'est mon allure marathon !

Au km 37, c'est Gwen que je vois ! Il est ultra enthousiaste, me rejoins et prend cette incroyable photo !! :-)

Le voir me donne des ailes !
Je cours le km 37 en 4'58/km. Je ne sais pas où j'ai trouvé cette énergie, mais les jambes réagissent plutôt bien, alors j'en profite. 

Sur le côté de la route, beaucoup de coureurs ne courent plus. Ils marchent. Ils s'étirent. Certains ont des crampes, d'autres n'ont plus de jus. Je me concentre sur ma course. L'arrivée n'est pas très loin mais tout peut encore arriver.

Le km 38 passe en 5'01/km. Le km 39 en 4'54 ! Le km 40 en 4'57.
Rester sous les 5'00/km est très encourageant. Mes jambes deviennent de plus en plus lourdes. Mais ça passe alors je continue. Je suis concentrée et dans ma bulle. Je sais que je ne ferai pas encore 10km comme ça....

Je passe le km 40 en 3h20'17 (au lieu de 3h14'00 pour franchir la ligne en 3h25). J'ai plus 6' de retard par rapport à mon objectif initial. Mon objectif de remplacement (moins de 3h30) ne sera donc pas atteint non plus... Ce n'est pas grave. Il me reste 2km. Il faut que je maintienne le rythme.

Km 30 à 40
Le km 41 est difficile. 5'15/km. Je sens que je perds de l'énergie et des forces. Il est temps que la ligne d'arrivée se présente à moi.

Olivier quitte la course entre le km 41 et le km 42. Il n'a plus le droit de courir sur le parcours. Il me reste un petit km à courir avant de franchir la ligne. C'est difficile. Vraiment. J'ai hâte.

3h31'39 après le départ sur les Champs Elysées, je franchis la ligne ! 
Le soleil est à son zénith ! Me voilà à nouveau Finisher !!! :-)


CONCLUSION

A l'arrivée, je retrouve Antonio qui sera arrivé juste avant moi. Il me dit qu'à partir du km 35, ça a été vraiment difficile. Je retrouve également Pascal de Marseille. Il termine légèrement derrière moi.

Je crois que tout le monde aura un peu souffert de la chaleur. Et puis, le marathon c'est tellement imprévisible !

Je n'ai pas atteint mon objectif, mais 3h31'39 est dorénavant mon meilleur chrono sur marathon !
Je suis heureuse, vraiment !

Un grand merci à ISOSTAR qui m'aura permis de vivre cette très belle aventure !

Un énorme merci à toutes les personnes venues m'encourager ! 
Quel bonheur de vous voir, je ne sais pas si vous imaginez à quel point votre présence est précieuse !

Et merci à toutes celles qui m'ont soutenues tout le long de ma préparation et qui m'ont envoyé des mots d'encouragement et de soutien !

Le marathon, c'est bien plus que 42,195 km !
C'est une découverte de soi et de ses limites. C'est une aventure fabuleuse que j'ai hâte de retrouver :-)


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